Le missile nord-coréen et l’avion Air-France…

Les distances dans le ciel sont toutes relatives ! La preuve en fonction des titres des articles de chaque média :20525667_1888568398059465_6498811116583106963_n

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Qu’est-ce qu’un « marronnier » ? reportage culte | Archive INA

Qu’est-ce qu’on appelle un « marronnier » dans le journalisme ?
C’est un sujet qui revient périodiquement, que tout le monde connaît déjà, et qui va permettre de faire un petit reportage bouche-trou, pour meubler le journal.

Démonstration en vidéo, mais cette fois-ci lorsque le journaliste préposé pète les plombs et craque de devoir faire toujours ce travaille rébarbatif :

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Petit précis de représentation de l’information et des proportions à l’attention des politiques

Sur une carte du projet de répartition des migrants de la « jungle » de Calais, Les Républicains prennent des libertés avec les règles de la représentation de l’information.

Article à lire à la source, chez Les Décodeurs du Monde, publié le 23/09/2016 : Petit précis de représentation de l’information et des proportions à l’attention des politiques

[Acrimed] Comment David Pujadas et ses collègues « journalistes » défendent « le goût de la politique », ou pas !

Comment David Pujadas et ses collègues « journalistes » défendent « le goût de la politique », ou pas !

Excellente analyse fouillée du déroulement complet d’une « émission de politique » à la TV. L’article d’Acrimed (Action Critique Médias) montre en détails comment une émission en apparence de bonne qualité, ne s’attache au final qu’à détruire (ou porter aux cieux) un politique, plutôt que de le laisser exposer sa pensée. Procès, jeux du cirque, remontrances, jugements, interrogatoire truqué, parti pris, sont des mots qui parfois semblent plus adaptés pour décrire l’émission que ceux que M. Pujadas lui-même utilise :

« des valeurs : celle du débat, […] le goût de la politique, pas celle des petites phrases, […] pas celle du buzz, mais celle des idées, celle des convictions, de la diversité aussi…  »

Vraiment à lire jusqu’au bout !

A lire à la source : « DPDA » reçoit Mélenchon : les jeux du cirque (politique) sur le service public – Acrimed | Action Critique Médias

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La voiture de police en flammes / France Inter

L’image a fait la Une de toute la presse. La violence de l’agression des casseurs explique évidemment cette intense couverture médiatique, mais ce n’est pas la seule raison. Et il faut se méfier des flammes, qui sont aveuglantes.

Article originalement publié par France Inter. Source : La voiture de police en flammes / France Inter. A écouter en podcast, ou bien à lire :

Ouverture du 20h de TF1 et de France 2, photo en Une du Parisien et du Monde, images visionnées plus de 5 millions de fois en 24h sur les réseaux sociaux… La voiture de police incendiée par des casseurs avant-hier quai de Valmy à Paris, a fait l’objet d’une intense couverture médiatique. Pourquoi ?

Avant tout bien sûr, parce que ces images sont… sidérantes de violence ! Les agresseurs veulent détruire le véhicule et « casser » du policier ! On a l’impression d’être, pour partie dans un film d’action américain de série B, pour partie dans un pays en guerre civile, façon Irlande du Nord il y a quelques années. Sauf que nous sommes à Paris en 2016.

Il y a donc une… sidération, un peu comme lors des attentats de novembre dernier, toutes proportions gardées. D’autant que les faits se passent dans le même quartier. Et puis… il y a les flammes ! Le feu, c’est spectaculaire, donc le succès médiatique est garanti. C’est même… hypnotique ! Des études américaines démontrent que certains Internautes sont fascinés par de telles images qu’ils regardent en boucle. On surnomme cela le « riot porn », le « porno de l’émeute »… Enfin les flammes, c’est l’inconscient collectif, voire religieux : pêle-mêle l’Inquisition, le bûcher, Jeanne d’Arc.

Lassitude journalistique

L’ultra violence n’est pas le seul paramètre qui explique la « viralité » de ces images… Ajoutons en effet au moins trois autres éléments :
  • la temporalité des faits : ça se passe à la mi-journée, idéal pour une forte couverture dans les JT et dans la presse écrite du lendemain
  • la symbolique de la scène : de « simples flics » dans une voiture banale, une Renault Scenic, impuissants et gardant heureusement leur calme, face à une poignée de casseurs déchaînés. Un combat inégal.
  • Enfin 3 : la lassitude journalistique sur les manifestations contre la loi travail. La mobilisation est stagnante. La presse ne sait donc plus comment renouveler ce sujet, et se focalise sur le fait nouveau depuis 3 semaines, l’ultra violence.

La dictature de l’émotion

Le problème des flammes, c’est qu’elles sont aveuglantes… D’abord, elles peuvent laisser penser que les casseurs, soudain, « régneraient sur la ville »…En réalité, quand on visionne attentivement toutes les vidéos de la scène, on n’identifie que 3 ou 4 casseurs. Et… trois fois plus de photographes ou de vidéastes qui immortalisent le moment ! Il s’agit donc bien d’ultra violence, mais…ultra-médiatisée, et ultra-minoritaire.

Or multidiffuser ces images, c’est faire le jeu de ces black blocs extrémistes ! Ils utilisent le principe de la terreur : choisir une cible spectaculaire, pour un écho le plus fort possible. Avec l’espoir de déclencher une réaction de répression radicale qui légitimera en retour leur propre violence. Essayons, comme ces deux policiers, de conserver notre sang-froid.

La dictature de l’émotion est rarement bonne conseillère.