Appel à contributions sur l’esprit critique – Éduscol

Afin de développer le partage des compétences, expériences, et modalités de travail liées à la formation de l’esprit critique chez les élèves du premier et second degrés, le ministère de l’éducation nationale lance un appel auprès de tous les acteurs de la communauté éducative.

espritcritique_infographie_639228

À lire à la source : Actualités – Appel à contributions sur l’esprit critique – Éduscol

Publicités

Petit précis de représentation de l’information et des proportions à l’attention des politiques

Sur une carte du projet de répartition des migrants de la « jungle » de Calais, Les Républicains prennent des libertés avec les règles de la représentation de l’information.

Article à lire à la source, chez Les Décodeurs du Monde, publié le 23/09/2016 : Petit précis de représentation de l’information et des proportions à l’attention des politiques

Décryptage du « baratin pseudoprofond » | ECHOSCIENCES – Grenoble

https://sospritcritique.files.wordpress.com/2016/09/newage.jpg?w=505&h=366Avez-vous déjà lu des textes de développement-personnel, de philosophie sur la vie, la spiritualité, le bien-être et ses causes profondes expliquées scientifiquement ? Avez-vous lu certains de ces textes si alambiqués et semblant si profonds que vous ne compreniez parfois pas toutes les phrases ?

Article à lire sur le site Echosciences : Décryptage du « baratin pseudoprofond » | ECHOSCIENCES – Grenoble

[Acrimed] Comment David Pujadas et ses collègues « journalistes » défendent « le goût de la politique », ou pas !

Comment David Pujadas et ses collègues « journalistes » défendent « le goût de la politique », ou pas !

Excellente analyse fouillée du déroulement complet d’une « émission de politique » à la TV. L’article d’Acrimed (Action Critique Médias) montre en détails comment une émission en apparence de bonne qualité, ne s’attache au final qu’à détruire (ou porter aux cieux) un politique, plutôt que de le laisser exposer sa pensée. Procès, jeux du cirque, remontrances, jugements, interrogatoire truqué, parti pris, sont des mots qui parfois semblent plus adaptés pour décrire l’émission que ceux que M. Pujadas lui-même utilise :

« des valeurs : celle du débat, […] le goût de la politique, pas celle des petites phrases, […] pas celle du buzz, mais celle des idées, celle des convictions, de la diversité aussi…  »

Vraiment à lire jusqu’au bout !

A lire à la source : « DPDA » reçoit Mélenchon : les jeux du cirque (politique) sur le service public – Acrimed | Action Critique Médias

Abonnez-vous ou mettez ce site en favoris pour lire d’autres articles de presse sélectionnés par S.O.S.prit Critique !

La voiture de police en flammes / France Inter

L’image a fait la Une de toute la presse. La violence de l’agression des casseurs explique évidemment cette intense couverture médiatique, mais ce n’est pas la seule raison. Et il faut se méfier des flammes, qui sont aveuglantes.

Article originalement publié par France Inter. Source : La voiture de police en flammes / France Inter. A écouter en podcast, ou bien à lire :

Ouverture du 20h de TF1 et de France 2, photo en Une du Parisien et du Monde, images visionnées plus de 5 millions de fois en 24h sur les réseaux sociaux… La voiture de police incendiée par des casseurs avant-hier quai de Valmy à Paris, a fait l’objet d’une intense couverture médiatique. Pourquoi ?

Avant tout bien sûr, parce que ces images sont… sidérantes de violence ! Les agresseurs veulent détruire le véhicule et « casser » du policier ! On a l’impression d’être, pour partie dans un film d’action américain de série B, pour partie dans un pays en guerre civile, façon Irlande du Nord il y a quelques années. Sauf que nous sommes à Paris en 2016.

Il y a donc une… sidération, un peu comme lors des attentats de novembre dernier, toutes proportions gardées. D’autant que les faits se passent dans le même quartier. Et puis… il y a les flammes ! Le feu, c’est spectaculaire, donc le succès médiatique est garanti. C’est même… hypnotique ! Des études américaines démontrent que certains Internautes sont fascinés par de telles images qu’ils regardent en boucle. On surnomme cela le « riot porn », le « porno de l’émeute »… Enfin les flammes, c’est l’inconscient collectif, voire religieux : pêle-mêle l’Inquisition, le bûcher, Jeanne d’Arc.

Lassitude journalistique

L’ultra violence n’est pas le seul paramètre qui explique la « viralité » de ces images… Ajoutons en effet au moins trois autres éléments :
  • la temporalité des faits : ça se passe à la mi-journée, idéal pour une forte couverture dans les JT et dans la presse écrite du lendemain
  • la symbolique de la scène : de « simples flics » dans une voiture banale, une Renault Scenic, impuissants et gardant heureusement leur calme, face à une poignée de casseurs déchaînés. Un combat inégal.
  • Enfin 3 : la lassitude journalistique sur les manifestations contre la loi travail. La mobilisation est stagnante. La presse ne sait donc plus comment renouveler ce sujet, et se focalise sur le fait nouveau depuis 3 semaines, l’ultra violence.

La dictature de l’émotion

Le problème des flammes, c’est qu’elles sont aveuglantes… D’abord, elles peuvent laisser penser que les casseurs, soudain, « régneraient sur la ville »…En réalité, quand on visionne attentivement toutes les vidéos de la scène, on n’identifie que 3 ou 4 casseurs. Et… trois fois plus de photographes ou de vidéastes qui immortalisent le moment ! Il s’agit donc bien d’ultra violence, mais…ultra-médiatisée, et ultra-minoritaire.

Or multidiffuser ces images, c’est faire le jeu de ces black blocs extrémistes ! Ils utilisent le principe de la terreur : choisir une cible spectaculaire, pour un écho le plus fort possible. Avec l’espoir de déclencher une réaction de répression radicale qui légitimera en retour leur propre violence. Essayons, comme ces deux policiers, de conserver notre sang-froid.

La dictature de l’émotion est rarement bonne conseillère.

Les théories du complot ne sont pas juste de petites histoires rigolotes | Slate.fr

On rigole toujours avec les théories du complot, appréhendées comme des productions folkloriques insolites issues de la culture pop et, pour l’essentiel, inoffensives. Jusqu’au moment où on ne rigole plus.

Est-il rationnel de croire aux théories du complot?

Fait intéressant, la réponse est: plus rationnel qu’on pourrait le penser. Après tout, les théories du complot parviennent à expliquer tous les détails inexpliqués, les «données errantes» de l’histoire, ce que ne font pas les versions «officielles». Vu purement comme une forme de raisonnement abductif, le raisonnement complotiste ne semble pas en soi illogique à première vue.

à lire à la source : Les théories du complot ne sont pas juste de petites histoires rigolotes | Slate.fr

Stéphane François : «Ce complotisme se pare du voile de l’hypercriticisme» – Libération

Sélection_008

Super interview sur Libé d’un politologue qui travaille spécifiquement sur la question des sous-cultures, en lien avec les nouvelles radicalités. Il est notamment l’auteur du livre «Des mondes à la dérive : réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extrême droite» (La Hutte, 2012 ).

Ces jeunes adultes ont du mal à trouver une grille interprétative d’un monde qui change trop vite pour eux. Ils cherchent des clés. Sans vouloir être péjoratif, ce sont surtout des personnes «semi-cultivées», c’est-à-dire qui essaient de se constituer une culture savante, mais de manière autodidacte. Ils se positionnent comme des «hypercritiques» (sur le mode : «à moi, on ne me la fait pas, je ne vais pas gober ça»).

Source : Stéphane François : «Ce complotisme se pare du voile de l’hypercriticisme» – Libération