Qu’est-ce qu’un « marronnier » ? reportage culte | Archive INA

Qu’est-ce qu’on appelle un « marronnier » dans le journalisme ?
C’est un sujet qui revient périodiquement, que tout le monde connaît déjà, et qui va permettre de faire un petit reportage bouche-trou, pour meubler le journal.

Démonstration en vidéo, mais cette fois-ci lorsque le journaliste préposé pète les plombs et craque de devoir faire toujours ce travaille rébarbatif :

Le journaliste va pour cela aller filmer les scènes traditionnelles, faire des micro-trottoirs qui n’ont objectivement aucun intérêt journalistique. Au lieu de faire une simple annonce qui tient en une ligne du type « Le Marché de Noël traditionnel a ouvert ses portes et fermera le XX », le rédacteur en chef va demander à une de ses équipes d’aller faire un reportage complet de quelques minutes, mais qui ne contiendra pas vraiment plus d’informations pertinentes, si le marché de Noël en question est comme tous les ans !

Le pauvre journaliste sur qui c’est tombé va devoir aller interviewer le marchand de barbe à papa, lui demander de dire quelques phrases bateau, parler de la fréquentation, de la pluie, du beau temps, une blague…
Bien souvent, c’est du temps passé à ne pas travailler sur des sujets journalistiques plus importants comme des enquêtes approfondies par exemple. Mais ces reportages sont faciles à réaliser, à filmer, et sont agréables à regarder pour le grand public.

C’est pourquoi ils prolifèrent dans les journaux, journaux télévisés bien souvent, comme ceux de TF1, France2, BFMTV ou les journaux régionaux.

Selon Wikipedia, « le marronnier permet de rester proche des lecteurs et d’en attirer sans cesse de nouveaux, en traitant des sujets qui rythment leur quotidien1. L’évocation de moments et de sentiments partagés par un large public permet de renforcer le lien avec celui-ci sans risque de choquer2. » Le marronnier journalistique fait donc partie intégrante de la stratégie de l’entreprise pour fidéliser les lecteurs ou téléspectateurs.

Pâques, Noël, Jour de l’an, vacances d’été, vacances d’hiver, de printemps, rentrée des classes, début des soldes, vagues de froid, vagues de chaleur, vagues de pluie, de sécheresse, évolution du prix de l’essence, de l’électricité, du gaz, de l’immobilier, les embouteillages, la fête de la musique, les arbres qui refleurissent au printemps, les feuilles qui tombent et qui deviennent jaunes à l’automne, salon de l’auto, des vins, foires diverses : autant de marronniers.

D’ailleurs, cette appellation proviendrait justement d’un marronnier du Jardin des Tuileries, planté sur la tombe des Gardes suisses tués le 20 juin 1792. Cet arbre refleurissait chaque année au début du printemps, et ce fait faisait l’objet d’un article de presse chaque année (source Grand Dictionnaire Terminologique).

Romain Bousson

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